LES CHARTRONS : BERCEAU DU VIN🍷

Découverte De Bordeaux By INSOL’EAT

2018-06-20 13:37:59

 

Chartrons , d’ou vient ce nom ?

C’est au XIVe siècle qu’un couvent de moines chartreux s’installe hors des murs de la ville . Au fil du temps, un faubourg se forme autour du monastère.

Les frères chartreux avaient pour habitude de vivre dans des conditions de vies austères : le quartier, à cette époque là, correspondait donc à leur mode de vie. Ainsi naquit le quartiers des Chartrons, futur « berceau du vin » de la ville.

La dynastie Balguerie Stuttenberg :

 

Au XVIIIe siècle, c’est dans le quartier des Chartrons que les négociants étrangers régnaient en maîtres sur le commerce du vin de Bordeaux. Parmis ceux-ci, une puissante famille germano-bordelaise : Les BALGUERIE STUTTENBERG.

Outre un mariage de raison entre des héritiers de bonnes familles pour asseoir leur règne sur le négoce du vin, Les Balguerie  sont aussi connus pour envoyer, avec une autre grande famille bordelaise, les Sarget, leurs bateaux en mer de Chine. Le premier d’entre eux s’appelant « Le Bordelais ». Vous avez dit chauvins ?

Une rue Notre-Dame moins grande que prévue ?

 

Malgré ses 700 mètres, la principale rue du quartier aurait dû être encore plus longue qu’aujourd’hui. En effet au XIXe siècle, Il était envisagé de la prolonger au nord en direction de la rue Barreyre, où elle s’arrête aujourd’hui, et ce jusqu’à la rue Poyenne.

Cependant, ce projet supposait que l’on perce le prolongement de la rue dans une zone de chais très importante ! Difficile donc, voir impossible, de convaincre les familles de négociants installées dans le quartier.

C’est également dans cette rue que nous trouvons des merveilles architecturales telles que l’ancien temple protestant ou d’anciens bains turcs.

Vous avez dit Fenwick ?

Construit cours Xavier-Arnozan, face à la bourse maritime, l’hôtel Fenwick a accueilli le premier consulat des Etats Unis et le premier consul, un certain Fenwick, à la fin du 18e siècle.

On peut admirer sur la façade de l’immeuble des deux côtés de la porte, deux rostres (avants) de bateaux. A l’intérieur, le consul voulait monter les marches de son escalier sans descendre de cheval, comme son statut diplomatique le prévoyait.

C’est pourquoi on retrouve de nos jours de larges marches rapprochées pour que le fidèle destrier puisse les gravir sans difficulté.

L’Hôtel dispose également d’un belvédere permettant à l’époque au consul, d’avoir une vue sur le port de Bordeaux, très important au 18e siècle. Ce dernier pouvait ainsi connaitre le trafic maritime et les nations étrangères présentes sur Bordeaux.